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ELLE
Dans
ses yeux je sais où se trouve son désespoir
Elle
me l’a révélé en mots avec
ses larmes en
seule présence
Seule
dans cette marée où rime la solitude
d’espoir
Le
corps brisé par la folie des hommes qui sont
démences
Sans
crainte je l’ai enveloppée dans mes bras et
serrée contre moi
Son
corps tremblait par l’éprouvante
réapparition
de son passé
Des
plaintes j’en ai retenu la terreur encore
présente en son émoi
Sans mots mes mains
ont rejoint les siennes en
présence donnée

Le
sang de la plaie a coulé en gouttes sombres et
brûlantes sur son âme
Laissant
telle une chimère la saignée des maux
devenus calvaire porté
Menant
la pensée vers la nuit des peurs, où le
sommeil devient diffame
De femme elle est
devenue enfant dans la peine des
sanglots délivrés
Chaque
jour mes mots sont pour elle en don des
silences mis sur papiers
Je
les griffe sur la feuille en traces où l’encre
en est le sang devenu cri
Ils
sont flammes où la chaleur est fournaise sur
son passé mis en vérité
Chaque
jour devient géhenne de ce mélange sans
oubli devenant ennemi

Les
années passent et son esprit se déchire sur
les notes de cette litanie
Inlassablement
la discordance assène ses maux sur
sa vie devenue enfer
Moi
si petit je lui ai offert juste présence, sans
mélange des mots mis
Ma
vie est liée à la sienne par ce secret
où la
frayeur lui à tout consumé
Didier


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